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Nous devons résoudre le problème du vieillissement au sein de nos entreprises belges au moyen des duojobs
published by , on 27/09/2018

Romina LongoPar Romina Longo (Managing Director,Batenborch Interim Management)

Les entreprises belges sont confrontées à une série de défis qui semblent en première analyse difficiles à relever. La charge de travail est telle que jeunes et vieux sombrent dans le burn-out ; l’intelligence artificielle (IA) entraîne la disparition de nombreux postes de travail ; le vieillissement empêche de pourvoir certains emplois et notre système de pension est tellement sous pression qu’il menace de devenir trop coûteux si nous ne travaillons pas tous plus longtemps. Je pense que les duojobs, en combinaison éventuelle avec l’intérim management, peuvent apporter une réponse à nombre de ces défis.

Beaucoup de jeunes talentueux en ménage veulent une vie privée. S’ils pouvaient choisir, ils ne travailleraient pas à temps plein au début de leur carrière. Ce n’est malheureusement pas toujours possible, ce qui fait qu’ils succombent rapidement sous le poids d’une pression trop importante. Les personnes plus âgées à la carrière bien remplie refusent également de prester à 120 % dans leurs fonctions, d’autant que le départ à la retraite à 67 ans est à l’horizon. La charge de travail génère de plus en plus de burn-outs, ce qui n’est souhaitable pour personne.

Quoi qu’il en soit, la société se trouve face à une série de problèmes, et notamment au vieillissement. Et comme nous avons pu récemment le constater avec le cas d’Infrabel, ce problème est d’une actualité brûlante. Le gestionnaire du réseau a lancé une campagne de recrutement de grande envergure visant à engager 600 nouveaux collaborateurs d’ici fin 2018 et 1.400 autres d’ici fin 2020. En cause : le trop grand nombre de départs dus au vieillissement.

Les entreprises familiales traditionnelles sont logées à la même enseigne. Dans le paysage des entreprises belges, 40 % des entreprises familiales sont dirigées par des plus de 55 ans. L’expertise et l’expérience de ces chefs d’entreprise est certes inestimable, mais il n’est pas sain non plus de miser trop longtemps sur ce leadership de qualité. D’ici 2025, on s’attend à ce que plus de la moitié des entreprises se tournent vers l’IA, la robotique et d’autres technologies novatrices. De nombreux métiers disparaissent, rendant indispensable l’apparition de compétences totalement neuves. Que faire dès lors que la numérisation est incontournable et que la vieille génération doit commencer à réfléchir à la relève ?

Il s’agit d’envisager proactivement le suivi au moyen d’un processus de transition minutieusement pensé. C’est pourquoi je plaide pour l’idée des duojobs, une façon de travailler qui se répand de plus en plus et qui répond à nos besoins sociétaux. Faisons en sorte que des moins de 30 ans et des plus de 55 ans partagent un même emploi. Nous augmenterons ainsi les chances que la génération des aînés travaille plus longtemps. Le duojob leur donnera également une reconnaissance supplémentaire puisqu’ils devront assumer un rôle de coaching, tout en compensant le manque actuel de talent dans les entreprises. Les connaissances et les compétences de différentes générations (baby-boomers, X et Y) sont aujourd’hui tellement complémentaires qu’un échange mutuel ne peut qu’être extrêmement fructueux.

Un mixte générationnel composé de talents chevronnés et d’idées à la fois novatrices et nouvelles offre la meilleure solution aux défis actuels de nos PME. Il est bien sûr déconseillé de jeter trop vite la jeune génération (23-29 ans) aux lions. Les duojobs, en combinaison avec l’intérim management, peuvent apporter une solution appropriée aux petites entreprises qui n’ont pas assez de talent senior. En engageant un free-lancer expérimenté, une entreprise familiale ou une PME achète non seulement du temps d’apprentissage supplémentaire, elle s’offre aussi la fraîcheur du regard que l’expert en question ne peut manquer d’avoir.

Clairement, la réponse à l’imminence de la vague des départs en pension se trouve donc, à mes yeux, dans la création d’un mixte générationnel et dans les duojobs. Autrement dit, les entreprises belges doivent miser suffisamment à temps dans une équipe qui laisse la place aux éléments suivants : une vieille garde sur le départ mais pleine d’expérience, un intérim manager qui fournit une expertise spécialisée quand la période le rend nécessaire et des jeunes prometteurs de la génération du millénaire. N’attendez pas qu’il soit trop tard, entamez dès aujourd’hui un exercice de réflexion stratégique concentré sur le capital humain, qui restera indispensable quoi qu’il arrive.

Reactions (1)
  • Marcel Dethier says:

    Bonjour,
    Les entrepreneurs ne sont pas contre le principe du duojob mais il faut que le coût soit neutre pour l’entreprise de manière à rester compétitif.
    Comment réaliser cette adéquation sans une aide gouvernementale concrétisée par des aides ou subventions.

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