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Change or perish : à propos de dinosaures et de pro de la GRH
published by , on 11/07/2017

Par Marc Ernst (Directeur BizInfo/HRMinfo)

Les professionnels des RH qui ne s’adapteront pas (vite et bien) à la numérisation sont condamnés à disparaître. À terme, mais plus vite qu’on ne pense.

C’est ce qui est arrivé aux dinosaures, il y a de ça 65 millions d’années.

Herbert Spencer (sociologue, philosophe et anthropologue anglais), père intellectuel de la théorie du « survival of the fittest », le disait déjà : les espèces qui s’adaptent le mieux et le plus rapidement à un environnement en mutation ont le plus de chances de survivre.

Philippe Houssiau, jadis directeur RH Europe pour Raychem (aujourd’hui TE Connectivity) puis senior partner HR advice chez PwC, et qui est l’un des rares professionnels des RH à être devenu general manager/vice president et même CEO (respectivement pour la division Healthcare de Agfa Gevaert, Telegentis et Alliance Medical Ltd) avait déjà évoqué cette idée, appliquée au secteur RH, il y a une quinzaine d’années dans les pages de HR Magazine.

Les sages propos de Houssiau sont désormais plus impératifs et plus actuels que jamais. Quoique, pas dans la même mesure pour tout le monde.

Les emplois les plus répétitifs et à moindre valeur ajoutée, qui sont aussi les plus simples à informatiser, seront les premiers à disparaître. Il en va ainsi du domaine des RH comme de la finance. Dans les banques belges, les postes d’exécution ont été divisés par deux (et même plus) depuis 2000. Les mises à pied annoncées chez ING Belgique ne sont qu’un avant-goût de ce qui va aussi se passer dans d’autres banques.

Peter Hinssen, serial-entrepreneur et gourou des technologies et de l’innovation, a confié récemment au journal De Tijd qu’« un tas de gens chez les Partena’s et les SD Worx’s de ce monde devraient sérieusement s’inquiéter ». Hinssen sait de quoi il parle puisqu’il officie, via sa nouvelle entreprise nexxworks, comme consultant dans le domaine du « New Work » et qu’il conseille notamment SD Worx.

Mais certains employés d’agences interim – en particulier les fonctions avec une faible valeur ajoutée et dont les tâches sont en grande partie répétitives et susceptibles d’être automatisées – verront leurs postes disparaître dans un proche avenir. D’après l’OCDE, ce sera le cas d’environ 25 % des emplois de ce type, indépendamment du secteur. La célèbre institution prédit que, toutes fonctions confondues, 10 % des emplois vont disparaître. Les moins instruits risquent le plus de voir leurs postes rendus superflus par la robotisation et la numérisation.

Avec cette estimation, l’OCDE est en réalité beaucoup moins pessimiste que l’étude retentissante publiée en 2013 par Frey et Osborne, deux chercheurs de l’université Oxford. Après avoir examiné 700 types d’emploi, ils avaient prédit que, endéans les vingt prochaines années, 47 % de ces fonctions auraient disparu.

Les agences d’interim les plus futées anticipent donc ce phénomène et mettent en place des plate-formes Internet capables d’élaborer plus simplement, plus vite, plus précisément et à moindre coût, ce que beaucoup de consultants interim font aujourd’hui. Dans notre pays, c’est par exemple le cas de Vivaldi avec SealJobs.com et de Randstad avec Ploy.be. À l’échelle internationale, Randstad a fait de même avec twago.com et RiseSmart.com. Et va sans doute poursuivre dans cette voie avec Monster.com qu’elle a racheté l’année passée à bas prix.

Par l’entremise de son Innovation Fund, Randstad (numéro deux mondial des services RH, avec une solide branche interim) a sur son radar pas moins de 2 500 start-ups, parmi lesquelles 500 sont considérées comme des prospects actifs. Chaque année le groupe procède en moyenne à 13 investissements dans le domaine des start-ups (par le biais de participations, parfois d’acquisitions).

Le groupe japonais Recruit, dont USG People est une filiale, dispose en interne de 1 000 ingénieurs et développeurs ICT. Il possède aussi des intérêts financiers dans 200 plate-formes web et 350 applications mobiles. Ceci dans le monde entier, et parfois dans des secteurs assez éloignés de son core business, comme des sites web pour l’immobilier, les voyages, la restauration, la beauté, le life style, les voitures… Il est vrai que Recruit se situe plutôt, et se considère lui-même, dans le business du matching au sens large. Quand bien même le matching de compétences reste son cœur de métier, ces participations extérieures sont considérées comme des line extensions, et sont surtout jugées indispensables à l’acquisition d’une connaissance approfondie de l’avenir numérique et, partant, de l’économie de demain (et d’aujourd’hui déjà, en réalité).

Quant à la stratégie d’innovation RH d’Adecco et à ses participations dans différentes start-ups, Marcus Sawyerr (président de Group X, le laboratoire R&D d’Adecco pour l’innovation numérique) nous en fait une présentation exclusive dans HRM.report.

Suite sur www.HRMinfo.net/eHRMfr

Ceci est un extrait de l’ ‘Avant-propos’ du HRM.report sur le e-HRM.

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