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Qui dit embouteillages, dit nouveaux chefs d’entreprise
published by , on 20/01/2016
Par Peter Tuybens (Acerta Consult)

En 2015, nous sommes restés coincés dans les embouteillages pendant un nombre spectaculaire de 607 heures. Les Belges perdent un temps considérable dans les bouchons en allant travailler, principalement pendant les heures de pointe du matin et du soir. En faisant preuve d’une gestion flexible de l’environnement de travail classique, nous pouvons éviter qu’un tel nombre d’heures soient perdues à « attendre ». C’est ici qu’est apparu le célèbre terme « Le Nouveau Travail » il y a environ 10 ans.

Au-delà de l’effet de mode

Nous devons voir au-delà de l’effet de mode, car le concept va bien plus loin que le simple débat sur le télétravail ou la remise en question de la mentalité traditionnelle privilégiant les horaires de bureau classiques. Il est temps de réfléchir au cœur du débat : quelles sont les motivations des travailleurs ? Dans quel contexte réalisent-ils les meilleures performances ? En effet, le travail flexible peut être interprété différemment par tout le monde. Il devient par exemple urgent d’abandonner la sacro-sainte idée reçue selon laquelle les travailleurs qui font de longues journées sont par définition ceux qui travaillent le plus dur. Cela fait déjà plusieurs années qu’il a été prouvé scientifiquement que la productivité décline après plusieurs heures. Par conséquent, ils n’abattent pas forcément plus de travail parce qu’ils passent plus de temps derrière leur ordinateur. Une fois que les employeurs ont décrypté quelles sont les principales motivations de leur personnel, ils peuvent y travailler concrètement pour créer un nouvel environnement de travail qui offre à chacun la flexibilité nécessaire.

La grande question du « comment »

Avec 83 % (temps de travail flexible) et 68 % (lieu de travail flexible) des travailleurs qui font ce choix (source : étude Talentomètre d’Acerta 2015), ce concept connaît un énorme succès auprès des travailleurs. Cependant, il s’agit surtout d’un défi pour les employeurs. Notre Enquête miroir de 2016 montre que les employeurs connaissent l’importance du travail indépendant du temps et du lieu pour leurs travailleurs (respectivement 75 et 50 % d’après les PDG interrogés). En effet, le travail flexible requiert une grande confiance de la part des cadres dirigeants, qui doivent oublier la question classique du « comment » et se concentrer sur la création du cadre et du contexte concret dans lesquels une certaine mission doit être effectuée. Les travailleurs ont alors la liberté de choisir comment, où et quand ils utilisent ce cadre. D’après moi, il s’agit là du plus gros défi pour l’avenir car c’est précisément parce que chacun donne une interprétation personnelle au travail flexible que les entreprises doivent déployer énormément d’énergie pour proposer cette flexibilité à chacun. Un collègue devra travailler dans un local séparé pour mieux se concentrer, tandis qu’un autre préférera être entouré de collègues sur un îlot. L’un sera plus productif en travaillant chez lui, l’autre aura besoin du contact social pour optimiser ses prestations.

Et pourtant, répondre à ces différentes demandes de formes de travail est, selon moi, le modèle de l’avenir. Les travailleurs identifient eux-mêmes le contexte dans lequel ils réalisent les meilleures performances et sont encouragés par cet environnement flexible à travailler dans la configuration la plus productive. Vu qu’ils peuvent déterminer comment ils exercent leur job, leur engagement s’accroît. De plus, leurs motivations sont prises en compte, ce qui améliore leur employabilité durable. En outre, on a déjà constaté que l’absentéisme diminue globalement chez les travailleurs qui ont la possibilité d’effectuer un travail indépendant du temps et du lieu. Et les employeurs qui proposent cette flexibilité peuvent, d’après moi, exiger la même flexibilité de la part de leur travailleur, et inversement. Il s’agit donc d’une situation dans laquelle tout le monde y trouve son compte à long terme.

Moment charnière

On peut donc se demander si 2016 n’est pas un moment charnière pour les changements de contexte professionnel. Je l’espère. Le problème croissant des embouteillages ne cesse de s’intensifier. Et on prévoit que d’ici 2030, nous passerons tous une demi-heure de plus par jour dans les bouchons. N’est-ce pas le moment rêvé pour passer à l’action ?

(Peter Tuybens est Directeur chez Acerta Consult)

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