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Flexibilité
published by , on 30/05/2008

Vu le vieillissement croissant de la population et la pénurie de main-d’œuvre, les employeurs doivent se montrer de plus en plus flexibles avec leurs employés âgés. En tout cas, la majorité des entreprises en est convaincue. Bien que je sois d’accord en théorie, je crains que cette flexibilité supplémentaire ne soit pas à la portée des PME belges.

Tous les entrepreneurs le savent : il devient de plus en plus difficile de combler une place vacante. Trop peu de candidats se présentent et le vieillissement se fait lentement sentir. La solution est simple : nous devons faire en sorte, malgré tous les prétendus Pactes des générations, que les plus de cinquante ans restent actifs plus longtemps. Selon le patron d’Unizo, Karel Van Eetvelt, nous devons dès lors offrir des conditions de travail plus agréables aux employés âgés. Plus de flexibilité donc, par exemple avec la possibilité de travailler à quatre cinquièmes ou de prendre des crédits-temps.

Karel Van Eetvelt a raison en grande partie, mais je me pose des questions sur la faisabilité de telles propositions pour les PME. Il me semble primordial de s’assurer que les patrons de PME puissent engager les employés âgés avec facilité. Comment ? N’est-ce pas déjà le cas ? Pas du tout. Les plus de cinquante ans sont surprotégés. Je sais que ça ne me rendra pas populaire, mais je n’exagère pas. Comptez avec moi : leur ancienneté, la formule Claeys qui impose des préavis exorbitants, le droit au reclassement et la protection des prépensions. Autant de mesures qui poussent les employeurs à ne pas engager d’employés âgés. Car que feraient-ils si la situation économique empirait ?

Avant d’offrir plus de confort aux employés âgés, nous devons pouvoir les engager. C’est là que le bât blesse. Ce n’est pas la faute des quinquas ou de leur flexibilité, mais de la politique de l’État. Les kilomètres de réglementations ne sont pas un problème insurmontable pour les grandes entreprises et les multinationales. Elles disposent d’un service du personnel conséquent, qui peut veiller au respect des règles et autres détails et mettre sur pied une stratégie pour engager des employés âgés. En outre, ces entreprises disposent de réserves financières suffisantes pour supporter un contrecoup passager. Il en va tout autrement pour les innombrables PME de notre pays. En tant que dirigeante d’une PME, je m’occupe de toute la gestion, je ne peux pas m’appuyer sur une grande équipe et je dois faire en sorte que mon affaire tourne au quotidien.

Croyez-moi, j’aimerais offrir aux employés âgés des horaires plus flexibles et des défis à leur mesure. Les plus de cinquante ans ont souvent une longue expérience et peuvent apprendre des milliers de choses utiles à leurs jeunes collègues. Ils enrichiraient incontestablement mon équipe. Malheureusement, je ne peux prendre ce risque. Et c’est ainsi que toute la société perd l’expérience des quinquas. Qui connaît la solution à ce problème ?

(Ce ‘billet’ est paru également dans L’ Echo)

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