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Oups, mauvais choix
published by , on 17/02/2008

Pauvre Peter Leyman. Il y a quelques mois, il a choisi de se lancer dans la politique par idéalisme, mais aujourd’hui il laisse tomber, totalement désillusionné. Et il en prend pour son grade. Pourtant, tout le monde a le droit de se tromper au cours de sa carrière. Même si le passage du monde des affaires à celui de la politique ne me semble pas vraiment évident.

Le monde politique et les affaires sont deux univers dissemblables. Les entrepreneurs qui se lancent en politique sont souvent pleins de bonnes intentions mais, à quelques rares exceptions près, ils ne sont pas nombreux à percer. Dans une entreprise, il faut prendre des décisions rapides, poursuivre des objectifs clairs, atteindre des résultats concrets et travailler sur le long terme.

En politique, les choses sont moins évidentes. C’est un monde où règne la pensée à court terme. En tant que politicien, il faut rapidement marquer des points dans les médias et auprès du grand public car les élections ne sont jamais loin. Si vous déposez une proposition de loi mûrement réfléchie, vous aurez bien de la chance si le parlement la traite avant la fin de la législature. Ce n’est pas ma tasse de thé.

Le politologue Carl Devos pense que le monde des affaires et celui de la politique se marient mal, ai-je lu récemment dans un journal. Selon lui, les entrepreneurs et les directeurs de sociétés font de mauvais politiciens car ils ne se préoccupent que des thèmes économiques. C’est fou. Moi ça me semble logique. Les entrepreneurs ont généralement une longue expérience de l’économie. Pourquoi ne devraient-ils pas en faire profiter les autres ? C’est d’ailleurs ce qu’attendent d’eux leurs collègues entrepreneurs.

Est-ce que le monde politique belge a bien compris que l’économie n’existe pas sans les entrepreneurs ? Et si oui, oseront-ils prendre les mesures qui nous permettront de réaliser nos projets ? J’ai constaté que les politiciens sont toujours pris entre plusieurs feux, qu’ils sont confrontés à une série d’intérêts, de relations et de conflits internes. Le monde de l’entreprise est rarement pris en compte. Une occasion ratée.

Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi Peter Leyman est la cible de tant d’attaques depuis qu’il a jeté l’éponge. Franchement, j’admire cet homme. Il est extrêmement difficile de rester cohérent avec soi-même dans un milieu aussi médiatisé que la politique belge. Et il ne pouvait pas ignorer les reproches qu’on lui adresserait une fois qu’il annoncerait son départ. Nombre d’autres gens préfèrent rester dans leur tour d’ivoire. Et rien ne change.

En tant qu’entrepreneur, il ne faut pas perdre de temps lorsque ça ne marche pas avec un nouvel employé. Les discussions à l’infini et les disputes ne servent à rien. Il faut couper rapidement les ponts afin de permettre aux deux parties de poursuivre leur chemin. L’employé a perdu ses illusions, mais il a gagné de l’expérience. Il sait au moins ce qu’il ne veut pas. Et peu de gens sont dans ce cas…

(Ce ‘billet’ est paru également dans L’ Echo)

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