FR
 
STARTPAGE Blogs
 
 
L’amour toujours
published by , on 22/11/2007

J’ai récemment lu une question surprenante sur un forum en ligne pour publicitaires : « Quand avez-vous écrit une lettre d’amour pour la dernière fois ? » Vu que je suis curieuse, j’ai tenté d’en savoir plus et j’ai découvert qu’il s’agissait d’une initiative de l’organisation « Creatief Schrijven ». Celle-ci veut rassembler 1001 lettres d’amour et en faire un livre.

« Qui a le temps d’écrire une lettre d’amour ? », me suis-je demandée. Toutefois, quand on lit les réactions à l’initiative, on voit que l’appel a été pris au sérieux. Une série de publicitaires ont d’ailleurs étendu le débat à la vie au bureau. Entre des messages sur le web 2.0 et l’optimisation des moteurs de recherche, de nombreuses réactions soulignaient l’importance du respect et de la collégialité au bureau. En fait, la question était devenue : « Quand avez-vous écrit pour la dernière fois une lettre d’amour à un client, un collègue, un partenaire professionnel ou un fournisseur ? » Une question très peu posée dans le monde de l’entreprise. (Ré)affirmer son respect mutuel est pourtant une forme importante de communication professionnelle.

Travailler ensemble n’est pas anodin. On fait partie d’une même tribu professionnelle, d’un clan qui défend un territoire et des intérêts communs. Ainsi, même la relation la plus professionnelle prend une teinte personnelle.

Il y a peu de place pour l’amour dans notre réalité professionnelle, mais il faut l’avouer : lorsque ça ne colle pas, on est vite dehors.

Notre ambiance de travail est déterminée par des objectifs clairs, des rapports, des réunions avec des agendas serrés et des échéances. Mais même un environnement avec des employés compétents, des bonus financiers, un site web coûteux et une charte d’entrepreneuriat socialement responsable n’offrent pas la garantie d’une collaboration réussie à long terme. On ne reste quelque part que si l’on a l’impression d’y être bien, d’y avoir sa place et d’y être apprécié. Lorsqu’un enfant fait quelque chose comme il faut, ses parents disent spontanément que c’est « bien ». Pourquoi est-ce si difficile au bureau ?

Nous séparons trop la vie professionnelle et la vie privée, la première étant prétendument sérieuse, réservée et fermée, et la deuxième amusante, ouverte et chaleureuse. Pourtant, nous voulons être appréciés, que ce soit au bureau ou à la maison.

Cette attitude représente une difficulté supplémentaire, surtout pour les nouveaux employés. Ils doivent encore faire leurs preuves. Une fois dans un groupe, on oublie ce que c’était lorsqu’on était seul. Une difficulté souvent sous-estimée. Dale Carnegie l’a résumé il y a bien longtemps : faites directement savoir aux autres qu’ils sont importants. C’est la meilleure façon d’investir dans une relation. Même si ça semble mièvre, ça marche. Partagez votre enthousiasme, votre passion pour vos clients et leurs clients, vos collègues et ceux que vous aimez. Vous n’en serez que plus riche, humainement parlant. Et en tant qu’employeur, c’est tout aussi indiqué : les gens qui se sentent appréciés augmentent le ROI.

(Ce ‘billet’ est paru également dans L’ Echo)

Post a reaction

Your email address will not be published. Required fields are marked *

* Comments are welcome in English, French or Dutch. Only reactions by authors who have stated their full name and e-mail address will be published. No mention of e-mail addresses will be made on the website. We only require them to enable us to contact the writer of the reaction should this prove necessary. HRMblogs.com reserves the right to delete reactions that are not in conformity with the general conditions and code of behaviour of this website.

recent reactions
 
poll

    Should an employer facilitate the practice of the Ramadan at the workplace?

    View Results

    Loading ... Loading ...

 
 
categories
 
archive
 
Disclaimer

Everything posted on this website/blog is the personal opinion of the individual contributor and does not necessarily reflect the view of BizInfo/HRMblogs or its clients, nor the author respective employer or clients.