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Recherche désespérément perle rare
published by Inge Geerdens, on 08/10/2007
J’ai récemment reçu une réaction très intéressante à l’une de mes chroniques précédentes. Selon le patron d’une petite entreprise du secteur financier, les entreprises ne sont plus à la recherche de la « perle rare » venant de quitter l’école. Non, selon ce monsieur, les vrais talents sont déjà au boulot, généralement chez ses principaux concurrents, car nombre de ses collègues employeurs ont pris l’habitude de lui voler les employés qu’il vient de former. L’employé idéal, une perle rare ? Ou quasi introuvable ? Et ses concurrents mettent tous les moyens en œuvre pour débaucher ses employés : ceux-ci obtiennent des avantages extralégaux, peuvent conserver leur ancienneté, reçoivent un bonus non négligeable ou une superbe augmentation salariale. La raison de cette munificence est simple : le nouvel employeur espère que les employés apporteront leur portefeuille de client avec eux. Après tout, les entrepreneurs sont des êtres humains. Et je n’ai rien contre ce genre de manœuvres. Elles font partie du jeu. Mais, il faut le reconnaître, le résultat est parfois pervers. L’expérience est ainsi une notion très relative. Les employés qui travaillent d’arrache-pied dans l’entreprise depuis dix ans et ont souvent suivi le trajet normal pour leur promotions peuvent mal prendre que le nouveau venu soit mieux payé qu’eux et, dans les pires des cas, ait plus à dire qu’eux… « Ils seront plus sensibles aux sirènes des chasseurs de têtes », pensez-vous peut-être. Conclusion ? Comme tous les autres secteurs, le secteur du recrutement n’est pas infaillible. Tout le monde ne suit pas la même éthique. Personnellement, j’agis toujours avec le plus grand respect envers les candidats et les entreprises. Entre autres parce que le perdant de l’affaire, et il y en a toujours un, fera peut-être un jour appel à mes services. Mais le secteur compte aussi ses moutons noirs. Les chasseurs de têtes servent souvent de tête de Turc, mais je pense que c’est une généralisation abusive. La vérité n’est ni blanche, ni noire : elle est toujours grise. Ainsi, j’ai récemment reçu pour la énième fois un e-mail offusqué d’un directeur du personnel, qui n’appréciait pas que nous approchions les employés de son entreprise. Selon lui, nous étions tombés très bas. Une réaction aussi amusante que navrante, car cette même entreprise travaille depuis des années avec une série de grands chasseurs de têtes, qui abordent systématiquement les employés des entreprises concurrentes. Et je suis bien placée pour le savoir vu que je travaille souvent en sous-traitance pour ces chasseurs de têtes. Il est tout à fait permis d’utiliser des chasseurs de têtes pour débaucher les employés des autres, mais l’inverse est hors de question. Que celui qui n’a jamais péché… Inge Geerdens (36 ans) est à la tête de CVWarehouse.com, une plate-forme de recrutement en ligne qui est rapidement devenue une des principales références du recrutement en ligne, avec plus de 100.000 CV. La base de données est quotidiennement consultée par de nombreuses grandes entreprises. CVWarehouse SA est une filiale du bureau de recrutement et de sélection anversois Executive Research. Vous trouverez plus d’informations à http://www.cvwarehouse.com/ WC: 3,241 Pour plus d’informations : Inge Geerdens Gert Asselman |
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